COMMUNE DE
LACROUZETTE

L'interconnexion au Siah Dadou

1° - les raisons de ce choix

L’obligation de périmètres de protection des captages nous contraignait à de coûteux travaux d’aménagement des zones autour du lac du Merle et de l’Agoût, entrainant aussi l’interdiction d’activités à proximité (visites touristiques,  pêche, coupes de bois, circulation interdite à certains véhicules sur la RD58…).
De nouvelles normes de qualité des eaux distribuées auraient obligé la commune à effectuer de lourds investissements sur la station de traitement du Pic des Fourches (traitements des eaux trop acides, de la présence de micro organismes et  de la turbidité des eaux..).
Des ressources d’eaux disponibles non pérennes sur le long terme (réchauffement climatique, variations importantes dans les débits…) conduisent à penser que la quantité d’eau disponible sur le Merle aurait été insuffisante, ce qui nous aurait amenés à utiliser le pompage sur l’Agoût, pompage qui aurait alors été de plus en plus souvent sollicité et nous aurait obligés à sécuriser le processus qui n’aurait plus été un secours mais une ressource à part entière. De ce fait nous aurions dû là aussi procéder à de lourds investissements, avec un bassin de rétention intermédiaire en raison du dénivelé important entre la station et la rivière. L’utilisation de la ressource Agoût au vu des pompages anciens et énergivores aurait entrainé un surcoût important du prix de l’eau.
Les normes futures et contraignantes vont nécessairement aller vers une exigence de qualité de l’eau distribuée toujours plus importante. Seul un syndicat regroupé ou une grosse collectivité pourront alors répondre positivement à ces normes. La commune n’aurait pas pu être performante en restant isolée. Les divers projets  envisagés ont bien entendu été soumis à l’ARS (Agence Régionale de Santé), la DDT (Direction Départementale du Tarn), l’Agence de l’eau et le Conseil Général qui nous ont guidés dans notre choix.


2°- L’état intermédiaire

Les travaux d’interconnexion ont été réalisés et validés.
Le coût total (détails dans le bulletin municipal de juillet 2014) : 1 595 409.00 € TTC, subventionné à hauteur de 80% du montant HT.
Cependant, la distribution de l’eau n’a pu dans un premier temps provenir intégralement des eaux du Dadou (pompage sur le barrage de Rassisse) car le réseau de distribution présentait des faiblesses en amont de Roquecourbe. Les eaux potables distribuées sur Lacrouzette ont alors été, sous la surveillance et à l’instigation de Véolia, un mélange des eaux du Dadou et du lac du Merle, voire de l’Agoût sur les périodes les plus sèches.
Ceci explique la variabilité de la qualité des eaux servies pendant ce laps de temps.
Le syndicat SIAH Dadou a entretemps investi de manière importante pour changer les canalisations déficientes en amont de Roquecourbe. Il a donc été possible dès la fin de ces travaux de passer à une distribution d’eau uniquement issue du pompage sur Rassisse, le 29 octobre 2015, date à laquelle l’eau que vous consommez vient uniquement et intégralement du Dadou.
Certains dosages prévus par les textes et les normes sont en cours d’affinage, toujours suivis par Véolia. Nous espérons donner satisfaction à tous, et ce pour longtemps.
Le but de cette démarche, déjà entreprise lors de notre dernier mandat, étant d’assurer une eau de qualité aux générations futures.


3° - Le Syndicat SIAH Dadou (Syndicat Intercommunal d’Aménagement Hydraulique du Dadou)

Nous faisons donc maintenant partie du syndicat SIAH Dadou (58 communes au total, dont Briatexte, Lautrec, Albi, Puygouzon, Lombers, Réalmont, Teillet…), qui est compétent sur son périmètre pour la production et la distribution d’eau potable.
Le SIAH Dadou, c’est aussi :

. 1 barrage (Rassisse),
. 2 usines de production et traitement d’ eau  potable et 11 stations de pompage,
. 99 réservoirs ou châteaux d’eau d’une capacité totale de stockage de 28 680 m3,
. un réseau de 2 016 km de canalisations dont 1 848 km dédiés à la distribution.
. 20 580 abonnés, 2 876 212 m3 vendus en 2014 (consommation moyenne de 109 m3 par abonné /an).
              
Le service de l’eau potable est confié à Véolia Eau pour un contrat d’affermage (délégation de service public) jusqu’en mai 2032.
D’autre part, le syndicat exploite sur le barrage une centrale électrique qui produit en moyenne annuelle 3 900 000 Kw/h, ce qui est une ressource financière non négligeable.
Pour 2016, le syndicat a fixé les prix :
Le m3 passera à 1,742 € TTC (soit une augmentation de 2 centimes par rapport à 2015)
L’abonnement du compteur sera de 89,25 € TTC
Cela représente pour une facture de 120 m3 d’eau : 298,29 €, contre 297,78 € en 2015 pour la même consommation (sans l’assainissement).


4° - L’avenir...

Le Syndicat a entrepris des travaux importants  sur l’aménagement du barrage de Rassisse : évacuateur de crues, modification du pompage en aval du barrage, élévation du niveau du barrage et travaux de consolidation.
Le montant des travaux de mise aux normes du barrage de Rassisse, de l'usine de traitement et de la station de pompage est de 30 millions d'euros.
D’autre part, le traitement des eaux du Dadou se fera sur la nouvelle usine de Teillet. Des canalisations de pompage seront créées pour amener l’eau du barrage jusqu’à la nouvelle usine, ainsi de nouveaux réservoirs contribueront à une distribution pérenne et de qualité pour l’ensemble des communes adhérentes.

La fin des travaux est prévue pour fin 2016.